Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 11:49

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Créé par - Made by : Aladin Boutaleb

 

صمّم من طرف : علاء أبو طالب

Par A.T.A.C.
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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 17:02

Cher(e)s ami(e)s,


Le Collectif Indépendant d’Action pour le Cinéma a le plaisir de vous annoncer sa restructuration en une association qui vient de recevoir son autorisation officielle : l’Association Tunisienne d’Action pour le Cinéma.

A.T.A.C. se veut une défense du Cinéma : un cinéma libre, libérateur de la pensée et de l’imagination, un cinéma moderne dans ses formes et ses propos.

A.T.A.C. n’aura pas de visée corporatiste. L’association sera ouverte à tous les citoyens ayant foi dans le cinéma et désireux d’œuvrer à la réussite de ses réflexions et actions.

Très vite, plus d’information sur nos objectifs et nos activités.

Par ciac
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 10:26


 

VIII

SYNTHESE DES PROPOSITIONS



 

La culture du cinéma

 

1 – Créer une Cinémathèque Tunisienne

2 – Réformer les festivals de cinéma existants et encourager le lancement de nouveaux

3 – Organiser, promouvoir et accompagner la critique cinématographique

4 – Encourager la redynamisation des ciné-clubs

5 – Créer des Centres Régionaux de Cinéma

6 – Promouvoir le court-métrage, le documentaire, l’animation et l’expérimental

7 – Encourager toute forme d’activité institutionnalisée ou non autour du cinéma


 

L’enseignement et la formation

 

1 – Créer une matière « Cinéma » enseignée dés l’école jusqu’au bac (au même titre que les matières « Arts plastiques », « Arts dramatiques » ou « Musique »)

2 – Réformer, améliorer et mieux accompagner l’enseignement du cinéma au niveau du supérieur

3 – Mettre en place une formation académique spécifique pour le cinéma d’animation

4 – Mettre à niveau les professionnels et former professionnellement les non-diplômés

5 – Encourager la redynamisation du cinéma amateur

6 – Relancer le projet de « Baccalauréat Artistique » et lancer l’idée d’un « Campus Art »


 

La réorganisation du métier

 

1 – Réformer la « Carte d’Identité Professionnelle »

2 – Mettre en place un « contrat type » et des conditions générales d’engagement claires, précises, adaptées et adoptées par tous

3 – Repenser les assurances et la C.N.S.S. appliquées au cinéma

4 – Encourager la réforme et le développement des syndicats et des associations professionnels


 

La production et le financement

 

1 – Refonder le système des subventions

2 – Encourager l’éclosion de nouveaux talents

3 – Responsabiliser les producteurs

4 – Encourager les sociétés de productions actives et qui s’ouvrent à des financements variés

5 – Faire participer les producteurs tunisiens aux accords de coopération avec d’autre pays

6 – Obliger légalement les opérateurs de télécommunications, les fournisseurs d’accès Internet et les chaînes de télévision à participer au financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques

7 - Mettre en place un mécanisme communément appelé « tax shelter »

8 – Créer des institutions bancaires spécialisées dans la production de l’image

9 – Délivrer des agréments aux établissements de crédits pour proposer des produits financiers destinés au financement du cinéma et de l’audiovisuel (type Sofica en France)

 


La diffusion du film

 

1 – Créer une législation « art et essai »

2 – Revoir la classification des salles et instaurer la billetterie unique

3 – Encourager vivement la création de salles de quartiers et d’art et essai et assurer leur pérennité en s’opposant entre autre dans un premier temps à la création de multiplexes

4 – Soutenir la production tunisienne et la diversité des formes et des formats tant au niveau de la distribution que de l’exploitation

5 – Créer une entité interministérielle qui concevra et appliquera un plan national de sortie progressive du piratage

6 – Encourager la création de sociétés d’édition vidéo et d’exportation et assurer leur pérennité

7 – Accompagner les distributeurs, les exploitants, les éditeurs vidéo et les exportateurs

8 – Créer avec les partenaires maghrébins un réseau de salles pour la diffusion et la promotion des cinémas du Maghreb


 

Le Centre Tunisien de la Cinématographie

 

1 – Mettre en place une « Taxe Culture »

2 – Réinstaurer la taxe sur les produits alcoolisés

3 – Taxer tous les moyens de la chaine du piratage

4 – Taxer les films publicitaires

5 – Créer un petit pourcentage de la redevance télévision de la S.T.E.G. allant au cinéma

6 – Accompagner le laboratoire

7 – Créer une Agence Nationale de Promotion de la Cinématographie Tunisienne

8 – Exonérer des impôts les nouvelles sociétés de production durant les trois premières années de leur existence

9 – Avantager fiscalement la création de nouvelles salles de cinéma

10 – Instaurer le « guichet unique »

11 – Encourager, promouvoir et réguler les tournages des films étrangers en Tunisie

12 – Créer un site web du Centre Tunisien de la Cinématographie



 

IX

CONCLUSION GENERALE


 

            Ce qui peut et doit être fait en attendant le C.T.C. devra être accompli. Le C.T.C .ne doit pas dans l’immédiat être considéré comme un initiateur impératif mais comme un continuateur essentiel d’un large programme d’action dont certaines peuvent et doivent être entreprises instantanément. Parmi ces nombreux chantiers et projets à mettre en place au plus vite : la Cinémathèque Tunisienne, un Fond exceptionnel pour la relance de la diffusion, un Plan national de sortie progressive du piratage et l’inclusion d’une matière « cinéma » depuis l’école primaire jusqu’au bac. De cette manière, le terrain sera préparé pour qu’au moment de sa création, le C.T.C. puisse amorcer et réussir le sursaut industriel nécessaire à la pérennité du cinéma et consistant en l’espèce à la mise en place des différents outils législatifs et fiscaux adéquats, le lancement des Centres Régionaux du Cinéma et l’accompagnement (notamment financier) de la profession.

 

Le C.T.C. n’est pas un objectif ou une fin en soi, c’est un mécanisme et un outil pour assurer le bon fonctionnement du secteur du cinéma, préserver ses acquits quand ils seront réalisés et les développer pour les amener à évoluer constamment. L’objectif est le cinéma : artistiquement important afin de mieux diffuser notre culture et industriellement performant afin de participer au dynamisme de notre économie.

La Tunisie est un pays émergent dont les arts et la culture gagneraient à l’être aussi. Notre pays possède les potentialités humaines pour jouer les premiers rôles dans les manifestations artistiques de tout genre et notre culture de part la richesse de son histoire et de son présent peut briller parmi les cultures du monde.

Aujourd’hui, nous sommes à un moment charnière de l’histoire universelle dans laquelle, après quelques années de tension, l’orient et l’occident semblent se rapprocher de nouveau. Au sein de cette nouvelle donne géopolitique en train de s’amorcer, la Tunisie gagnerait stratégiquement si elle investissait et s’investissait dans les arts et la culture.  

 


XI

LES AUTEURS DU RAPPORT



Ont élaboré ce rapport préliminaire :

 

Khaled Chaouch                           Producteur   
Amen Gharbi                                  Réalisateur – Chef opérateur   
Ali Hassouna                                  Réalisateur   
ismaël                                               Critique   
Chawki Knis                                   Producteur   
Kamel Laaridhi                              Réalisateur   
Amine Messaadi                            Chef opérateur   
Lassaad Oueslati                          Réalisateur

Nassredine Shili                            Réalisateur – Acteur    
Ala Eddine Slim                             Réalisateur   
Moncef Taleb                                 Ingénieur du son

Ridha Tlili                                        Réalisateur

Nadia Touijer                                  Réalisatrice – Monteuse


 

Ont prit en charge la rédaction de la synthèse finale :

 

ismaël                                               Critique   
Chawki Knis                                   Producteur   
Amine Messaadi                            Chef opérateur   
Ala Eddine Slim                             Réalisateur   
Nadia Touijer                                  Réalisatrice – Monteuse    


 

Ont contribué :

 

Mohamed Ali Chérif                      Producteur

Mélik Kochbati                               Président d’association et directeur de festival

Aymen Mbarki                                Artiste d’animation

Abou Seoud Messadi                  Assureur et producteur délégué

Ala Eddine Abu Taleb                  Artiste d’animation


 

Remerciements :

 

Makrem Ayari

Mounir Baaziz

Mehdi Bouhlel

Fathi Doghri

Helmi Dridi

Moncef Fehri

Malek Gnaoui

Wissem Hadded

Faten Hafnaoui

Zied Meddeb Hamrouni

Khlil Ben Hmida

Moustapha Houidi

Ibrahim Letaief

Mahmoud Ben Mahmoud

Rabii Massouidi

Marouane Meddeb

Safe Messadi

Mohamed Ali Nahdi

Aymen Sahli

Karim Souaki

Kais Zaied

 


Le Collectif Indépendant d’Action pour le Cinéma


 

Le Collectif Indépendant d’Action pour le Cinéma est un groupe de travail informel, qui s’est constitué de manière spontané mais déterminée.

Il est constitué pour l’instant de 13 personnes de profils, parcours et métiers du cinéma différents. Il reste néanmoins ouvert à toutes les compétences, les énergies et les points de vue.

Contact : collectifcinema@gmail.com


 

 

Tunis. Avril – Juin 2009.



Par ciac
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 10:22



 

VII

LE CENTRE TUNISIEN DE LA CINEMATOGRAPHIE


 


 

A – INTRODUCTION

 

 

Le projet est donc global et colossal mais il n’est ni irréaliste ni irréalisable. Ceci étant dit, vu l’ampleur de la réforme et le probable développement du secteur cinématographique en Tunisie, la création d’un Centre Tunisien de la Cinématographie est capital pour la réussite tant de la réforme que du développement.

Aujourd’hui, il y a une urgence de sauver le secteur du cinéma à travers l’organisation et l’accompagnement des œuvres cinématographiques. Le C.T.C. sera une structure financièrement et administrativement indépendante.

 

Le CTC aura pour missions de :

 

-réglementer le secteur cinématographique à travers les agréments de classification des films et des salles, des sociétés de productions, de la carte professionnelle, de l’autorisation de tournage et du visa d’exploitation.

 

-accompagner la production et la coproduction des films nationaux, la distribution et l’exploitation des films en salles, l’édition vidéo, promouvoir la cinématographie nationale à l’intérieur du pays ainsi qu’à l’étranger, la Tunisie comme immense plateau de tournage, les anciens et éventuels nouveaux festivals de cinéma.

 

-coopérer avec les éventuels partenaires ; le ministère de la communication (relation cinéma-télé), le ministère de l’éducation et le ministère de l’enseignement supérieur, avec la fédération tunisienne des cinéastes amateurs, avec la fédération tunisienne des ciné-clubs, les associations, les gouvernorats, les centres cinématographiques de cinéma (traités et conventions de coproduction), etc.

 

Le futur Centre Tunisien de la Cinématographie nécessitera de fait un budget assez consistant pour parvenir à mettre en pratique les projets reliés au secteur cinématographique et réalisé ainsi pleinement sa mission. Deux impératifs s’imposent donc logiquement : l’augmentation du budget du Ministère de la Culture et la création de nouveaux mécanismes de financement particuliers au C.T.C.

 


 

B – PROPOSITIONS

 

 

Mesures pour le financement de la culture en général et le futur Centre Tunisien de la Cinématographie en particulier.

 

 

1 – Mettre en place une « Taxe Culture »

 

Etant donné que le 7ème art est l’art qui englobe toutes les autres disciplines artistiques, l’évolution de l’art cinématographique est fortement liée à celles des autres arts. Une augmentation du budget du Ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine permettra plus de développements et de diffusions de toute œuvre artistique au niveau national et international. Par son caractère hybride, l’art cinématographique est un carrefour où tous les autres arts se rencontrent et se cheminent pour donner une œuvre d’art d’où l’importance d’accompagner ces différentes disciplines en leur octroyant plus de moyens. En fait, l’augmentation du budget global du Ministère de la Culture se traduira par une augmentation de chaque département relié à chaque discipline artistique.

 

Mettre en place une « Taxe Culture » imposée à des entreprises réalisant un chiffre d’affaires dépassant 1MD et qui est de l’ordre de 1% sur les bénéfices imposables. Cette taxe sera repartie entre les différents départements reliés aux activités artistiques avec une partie importante affectée à l’instance chargée du secteur cinématographique.

 

 

 

2 – Réinstaurer la taxe sur les produits alcoolisés

 

Dans les années 80, il y a eu un fleurissement dans la production nationale des films qui ont été bien accueillis tant au niveau national qu’international. L’un des facteurs de cette éclosion de talents était un accompagnement intelligent et un soutien continu de la part de l’état tunisien. Le fond culturel de la taxation des produits alcoolisés gênerait plusieurs milliers de dinars permettant le financement de plusieurs films de qualité. La taxe a disparu après que le secteur ait pu être relancé et toute une machine de production installée avec un engouement public pour les productions nationales. Aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire que ce fond soit réactivé pour participer à la relance du secteur cinématographique.

 

3 – Taxer tous les moyens de la chaine du piratage

 

Le piratage est un fléau qui cause beaucoup de dégâts à toutes les industries artistiques et spécialement cinématographique. Il est l’un des éléments qui ont précipité la fermeture forcée de plusieurs salles de cinéma. Aujourd’hui, le piratage est devenu un ennemi très subtil vu les moyens permettant son existence et son élargissement. Il faudra instaurer une taxation sur tous les supports permettant la copie, la duplication, la diffusion et l’accès illégal aux œuvres artistiques (DVD, lecteurs, écrans, graveurs, fournisseurs d’accès internet, etc.) tout en travaillant sur un plan national de sortie progressive du piratage[1]. Cette taxe sera répartie entre les différents départements reliés aux activités artistiques avec une part importante affectée au C.T.C.

 

4 – Taxer les films publicitaires

 

Etant donné que le secteur publicitaire est l’un des secteurs les plus développés dans l’audiovisuel national tunisien, il est nécessaire d’instaurer une taxe sur les produits publicitaires qui reviendra au C.T.C. Cette taxe s’inclut dans une politique de partage des richesses et de développement du secteur.

 

5 – Créer un petit pourcentage de la redevance télévision de la S.T.E.G. allant au cinéma

 

La fabrication et la diffusion des œuvres cinématographiques ont toujours eu leur part de la consommation nationale de l’électricité. Il est logique qu’une part de la facture payée par chaque citoyen revenant de droit à télévision nationale soit aussi répartie avec le C.T.C.

 

Ainsi, toute la culture et le cinéma en particulier, à travers son Centre Tunisien de la Cinématographie pourront jouir de plus de moyens à l’expression de leur créativité et la diffusion de l’image, de l’art et de la culture tunisienne à travers le monde. D’autre part, de cette manière, le futur Centre Tunisien de la Cinématographie aura de facto les moyens nécessaires susceptibles de garantir le développement rapide et fiable du secteur cinématographique en Tunisie dont voici quelques autres aspects hormis ceux déjà cités tout au long de ce rapport.

 

 

Mesures administratives, législatives et fiscales faisant partie des prérogatives logiques du futur Centre Tunisien de la Cinématographie.

 

 

6 – Accompagner le laboratoire

 

Avec la disparition de la S.A.T.P.E.C., beaucoup de projets cinématographiques ont été avortés ou ont cherché à s’accomplir à l’étranger. Aujourd’hui, la Tunisie est dotée d’un nouveau laboratoire qui peine à attirer plusieurs projets nationaux et internationaux. Le C.T.C. pourra intervenir en encourageant les films subventionnés d’effectuer une partie ou la totalité de la postproduction au sein du laboratoire.

 

 

 

7 – Créer une Agence Nationale de Promotion de la Cinématographie Tunisienne

 

Le cinéma tunisien a connu un regain dans le monde du cinéma ; la critique internationale, les festivals, les producteurs, les diffuseurs, etc. Il faudra créer une agence qui s’occupera de la promotion de la production nationale auprès de ces anciens partenaires.

 

8 – Exonérer des impôts les nouvelles sociétés de production durant les trois premières années de leur existence

 

Non obligation de payements des impôts sur les bénéficies pour toute nouvelle société de production pendant les trois premières années de sa création. Ceci est un accompagnement de la part de l’état pour les nouveaux entrepreneurs culturels face aux difficultés de démarrage. En contrepartie, tout « nouveau » producteur doit produire au moins un court-métrage cinématographique par an pendant ces trois années pour pouvoir bénéficier de cet avantage.

 

9 – Avantager fiscalement la création de nouvelles salles de cinéma

 

Pour que le secteur cinématographique soit relancé, il faut qu’un tissu d’anciennes et nouvelles salles soit crée. Il faut encourager les entrepreneurs culturels désirant récupérer ou construire des nouvelles salles à travers des prêts, des subventions et des avantages (par exemple l’achat des terrains pour la construction d’une nouvelle salle à des prix très avantageux, médiatiser davantage le fond d’aide pour les projets culturels, etc.)

 

10 – Instaurer le « guichet unique »

 

L’autorisation de tournage délivrée par le Ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine ne suffit pas pour l’accès immédiat à tous les sites, ce qui pose plusieurs difficultés au producteur pendant les étapes de la préparation et du tournage. Il faudra regrouper tous les représentants des ministères, agences et offices dans un seul lieu qui sera le « guichet unique » délivrant une seule autorisation de tournage dans un délai ne dépassant pas les 10 jours de la date de demande.

Le guichet unique regroupera :

- Le Ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine.

- Le Ministère de la Défense.

- Le Ministère de l’Intérieur.

- L’Office de l’Aviation Civile.

- La direction générale des Douanes.

- L’Agence Tunisienne de la Communication Externe.

 

11 – Encourager, promouvoir et réguler les tournages des films étrangers en Tunisie

 

Il serait utile de créer un département au sein du futur Centre Tunisien de la Cinématographie pour la promotion de la Tunisie comme immense plateau de tournage pour les productions étrangères et veiller au bon déroulement de ces tournages. Il faudra mettre une stratégie de promotion via Internet, les télés, pendant les marchés des festivals, collaborer avec nos ambassades à l’étranger et les ambassades des pays étrangers présents en Tunisie et surtout mettre un mécanisme facilitant tout tournage étranger en Tunisie :

- Réduction de 50% des billets d’avion  pour toute l’équipe de production étrangère

- Prise en charge par le C.T.C. des frais de séjour du producteur et le réalisateur du film étranger dans un hôtel pendant une semaine durant les préparations.

- Réduction des frais pour les préparations ou/et les tournages dans les musées et les sites historique.

- Exonération de la taxe (15%) pour les salaires des comédiens et des techniciens et la participation dans la charge sociale (26%) lorsque le budget des dépenses en Tunisie dépasse 2 millions de dinars.

- Avantages d’échange de l’argent pour tout projet dont le budget des dépenses en Tunisie dépasse 2 millions de dinars.

- Etc.

 

12 – Créer un site web du Centre Tunisien de la Cinématographie

 

Le site exposera la ligne directrice et les missions du centre, les lois régissant la cinématographie nationale, toutes les coordonnées des différents syndicats, organismes, agences, fédérations, associations, etc., qui ont un lien direct avec le cinéma... Le site sera un moyen de communication auprès des autres centres internationaux, ainsi qu’une plateforme d’échange pour les professionnels et tout amateur de cinéma.

 


 

C - CONCLUSION

           

 

            La création d’un Centre Tunisien de la Cinématographie indépendant structurellement et puissant financièrement est donc une condition sine qua non pour la réforme et le développement de l’art et de l’industrie cinématographiques en Tunisie. C’est le premier grand pas à entreprendre de toute urgence et à réussir de toutes manières. Or dans ces conditions, il est aisé de prédire que la création de ce C.T.C. et le début effectif de ses travaux sont à envisager à moyen terme. En attendant, nombreux sont les petits pas qui doivent être entrepris et réalisés et dont le lancement du C.T.C. sera une suite logique.



 

 

Par ciac
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 13:20



 

VI

LA DIFFUSION DU FILM


 

 


 

A - INTRODUCTION

 


 

Historiquement, le cinéma est né quand la première projection publique dans une salle obscure a été organisée. Il n’est pas né quand les premières vues ont été tournées ou quand la première projection individuelle ou privée a eu lieu. Linguistiquement, pour désigner l’espace de projection, l’expression communément utilisée est : « le cinéma ». Nous disons « aller au cinéma » alors que ce n’est pas le cas pour la musique ou la peinture entre autres : nous disons « aller à un concert » et « aller à une galerie ». L’existence du cinéma en tant que tel est donc liée intrinsèquement à l’existence de la salle.

Quand la production du film est achevée, c’est grâce aux distributeurs et aux exploitants que les œuvres sont partagées par les spectateurs. Ce sont les deux derniers émissaires entre le cinéaste et le public. Il est intéressant de noter que les pays où le cinéma est le plus développé industriellement sont impérativement des pays dans lesquels le nombre de films distribués, le nombre des salles de cinéma et les chiffres d’entrée sont extrêmement important (par exemple aux Etats-Unis, en Inde, en France, au Japon ou en Egypte).

 

La salle de cinéma n’existe plus en Tunisie : une quinzaine de salles en activité dont une poignée offrent des conditions de projections acceptables et une seule offre une programmation de films digne de ce nom. Pendant trois mois chaque années (celui de Ramadan et deux mois durant l’été) toute ferment et il devient impossible de regarder un film dans une salle. Les chiffres de fréquentation précis et officiels n’existent pas mais ils sont insignifiants et une écrasante majorité des spectateurs ne vont plus au cinéma pour voir les films mais pour se cacher des regards indiscrets.

Pour renouer le dialogue entre les spectateurs et les films, entre la société et le cinéma, pour recréer une demande de qualité, il faut en tout premier lieu miser sur la qualité de l’offre. Le lien à été fort entre le tunisien et une cinéphilie aiguisée, ce lien a été rompu, ce lien doit se réaffirmer. C’est une condition sine qua non pour regagner le cœur des spectateurs et par voie de conséquence pour redynamiser l’économie et l’industrie du cinéma. Le meilleur exemple de cette exigence est l’exemple tunisien même : c’est grâce au travail en profondeur entre autre de la Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs à partir des années 50 et jusqu’aux années 70 et des Journées Cinématographiques de Carthage durant ses premières sessions que des chiffres d’entrées phénoménaux ont été enregistré par des films tunisiens d’auteur, exigeants et de qualité durant les années 80 et 90. Ainsi le cinéma tunisien a aussi pu briller internationalement et a connu ses heures de gloire.

De même que pour créer une cinématographie nationale on a besoin de tout mettre en œuvre de façon théorique et pratique au niveau de la production des films, on a besoin pour créer une industrie cinématographique de mettre en œuvre les mécanismes et l’état d’esprit adéquats pour que ces films soient massivement vus, entrainant ainsi un sursaut solide et pérenne quant à la fréquentation des salles. Fréquentation des salles elle-même garante de la bonne santé d’une industrie cinématographique : culturellement et économiquement.

Les propositions suivantes s’inscrivent donc logiquement dans la suite directe et inévitable de celles qui les ont précédées et spécialement en ce qui concerne les propositions quant à la production.

 

 


 

B - PROPOSITIONS


 

 

1 – Créer une législation « art et essai »

 

En esprit, l’ « art et essai » est la croyance que le cinéma est avant tout une expression artistique et culturelle qui doit être préservée de l’économie de marché. En France, l’ « art et essai » se subdivise en films « recommandés art et essai » et en salles « art et essai ». La « recommandation » des films se fait à travers des critères strictement cinématographiques et la classification des salles à travers le degré de programmation de ces films « recommandés ». Les « recommandations » sont définitives alors qu’une salle peut être déclassées et reclassées d’année en année. La « recommandation » ne donne aucun avantage financier contrairement aux salles « art et essai » qui, elles, bénéficient d’une aide spécifique.

 

Une législation permettant la création de salles de cinéma « art et essai » selon les spécificités de la Tunisie et une instance au sein du futur Centre Tunisien de la Cinématographie chargée d’en faciliter la création et d’en encourager les efforts, en plus d’en réguler le fonctionnement (recommandation des films, attribution du label « art et essai », gérance d’un fond « accompagnement « art et essai » », etc.) est un des premiers pas urgents à mettre en œuvre pour sursoir à la faillite de la distribution et de l’exploitation ainsi qu’à la fréquentation presque inexistante des salles de cinéma dans le pays.

 

2 – Revoir la classification des salles et instaurer la billetterie unique

 

Une salle de cinéma est une entreprise culturelle de projection de films cinématographiques obéissant à un cahier des charges spécifique. Elle peut contenir en son sein un ou plusieurs écrans auquel cas elle est un complexe, un multiplexe ou un mégaplexe (selon le nombre croissant des écrans).

L’espace de projection de films cinématographiques peut aussi être en plein air (généralement de façon temporaire ou épisodique) : c’est un cinéma de plein air ou un drive-in (si le spectateur regarde le film à partir de sa voiture) et ne peut être considéré comme une salle de cinéma en tant que telle.

 

En l’état, la classification des salles de cinéma (en catégories A, B et C) est totalement désuète et ne peut encore moins continuer dans un projet global de réforme et de développement du secteur.

Une nouvelle répartition des différentes catégories de salles de cinéma peut se faire selon le modèle suivant :

- Grande salle : salle de plus de 300 places et située au centre des grandes et moyennes villes.

- Salle de quartier : salle de moins de 300 places et située hors du centre des grandes et moyennes villes ou située au centre des petites villes.

- Salle d’art et d’essai : salle ayant obtenu le label officiel « art et essai » selon des critères de programmation bien déterminés.

 

Ainsi, pour finaliser la réorganisation et la transparence du parc des salles de cinéma, un système de billetterie unique doit être mit en place facilitant ainsi de facto le rôle régulateur du futur Centre Tunisien de la Cinématographie.

 

3 – Encourager vivement la création de salles de quartiers et d’art et essai et assurer leur pérennité en s’opposant entre autre dans un premier temps à la création de multiplexes

 

Si le parc des salles est réorganisé et régulé à très court terme, on pourrait envisager à partir de là une possible expansion. Etant donné l’acuité de la crise des salles de cinéma et leur rôle moteur tant culturellement qu’économiquement, l’on pourrait même envisager la mise en place d’un programme exceptionnel visant à atteindre 100 salles en 5 ans. Par la mise en place d’une législation adéquate, d’avantages fiscaux et d’une caisse d’aide exceptionnelle en vue de la construction de nouvelles salles et la réouverture des anciennes salles fermées. Dans la perspective d’un projet global, ce chiffre est facilement atteignable sachant que l’UNESCO préconise pour les pays en développement comme la Tunisie une moyenne de 60 salles de cinéma pour un million d’habitants, soit plus de 660 en ce qui concerne la Tunisie.

Un intérêt particulier doit être évidemment porté à la création et l’accompagnement des salles de quartier et d’ « art et essai ». Car elles sont les plus à même dans un contexte comme celui de la Tunisie à concilier à la fois le versant culturel et celui industriel du cinéma : elles seront donc à la fois le terreau et le creuset de la cinéphilie mais en même temps un moteur économique important. Ces deux aspects conjugués sont capables à eux deux de revigorer durablement l’exploitation. En ce sens, il est difficile de concevoir un autre préalable à la sortie de crise. L’installation d’emblée d’un rapport strictement divertissant et marchand ne pourra pas être la solution, même d’un point de vue strictement économique. Il faut donc dans un premier temps et à moyen terme s’opposer à la création de multiplexes.

 

Historiquement et mondialement, les multiplexes sont nés dans des pays à l’intérieur desquels existaient des tissus de salles très importants quantitativement et qualitativement. D’autre part, un multiplexe est une entreprise strictement économique et commerciale dont la plus grande partie du chiffre d’affaire est engendrée non pas par les entrées des films, mais par les recettes publicitaires et la vente de confiserie, boissons, etc. Rappelons aussi que la construction de multiplexes reste sujette à restrictions importantes en termes d’aménagement du territoire, etc. De plus, aujourd’hui, deux décennies après leur lancement, les multiplexes présentent leur vrai visage, un visage menaçant et dangereux pour le cinéma : uniformisation de la production et de la programmation puisque le film devient simplement un contenu (appelé produit d’appel) destiné à vendre des écrans publicitaires et de la restauration (appelée marges arrières), marchandisation du cinéma puisque la salle devient un espace de consommation dont le dispositif est calqué sur celui de la grande distribution, écrasement des petits exploitants indépendants et des salles de proximité sous le coup de la puissance marchande et des « cartes illimitées » qui absorbent une grande majorité des films et des spectateurs, monopolisation des écrans et donc pouvoir absolu sur tout le secteur d’une poignée de chaînes de multiplexes, etc.

Au vu de ses éléments et au vu de la spécificité actuelle du contexte tunisien, il devient indéniable que la construction de multiplexes en Tunisie est un non-sens par rapport à la situation du cinéma dans ce pays et est même à très moyen terme dangereuse quant à un projet global de réforme et de développement qu’elle mettra inévitablement en péril, sinon qu’elle empêchera complètement. Il faut donc attendre que la culture du cinéma et de l’image s’ancre dans la société tunisienne, que le tissu de salles soit rehaussé à de hauts niveaux quantitatifs et qualitatifs, que la production nationale se pérennise avant d’envisager de lancer quelques multiplexes et à certaines conditions restrictives. Quand on se penche sur le cas du Maroc par exemple, mis à part que les multiplexes ne s’avèrent pas rentable financièrement au dire même de leurs entrepreneurs, le public n’est pas plus avertit, les films ne sont pas de meilleures qualité et le parc des salles continue de se rétrécir rapidement à cause même de ces multiplexes.

 

 

 

4 – Soutenir la production tunisienne et la diversité des formes et des formats tant au niveau de la distribution que de l’exploitation

 

Il est bien évident qu’un futur Centre Tunisien de la Cinématographie aura pour vocation à défendre d’une part le cinéma tunisien et d’autre part la diversité du cinéma mondial. En ce qui concerne la distribution et l’exploitation, différentes manières peuvent être envisagées pour mener à bien ces deux aspects essentiels. De facto, l’établissement de la notion « art et essai » participera à ce projet.

 

Mais de plus, un système de quota peut être imaginé tant au niveau de la distribution que de l’exploitation[1] afin de donner plus de garantis au film tunisien d’être vu.

 

D’autre part, il faudra encourager dans le cadre de l’accompagnement à la distribution et à l’exploitation, la visibilité du court métrage, du documentaire, de l’animation et de l’expérimental.

 

Enfin, la création d’un site de visionnage payant des films tunisiens est fortement conseillée.

 

5 – Créer une entité interministérielle qui concevra et appliquera un plan national de sortie progressive du piratage

 

Le piratage a dépassé le cadre strict du cinéma pour être un fléau national. Pour cette raison il faut redoubler d’efforts pour le combattre. Or, il n’est pas question et il est impossible d’en finir avec le piratage à court terme. L’action la plus appropriée à envisager est une politique nationale à grande échelle et sur plusieurs étapes pour une sortie progressive du piratage. Pour ce faire, structurellement, cette politique aura besoin d’une institution interministérielle qui concevra et appliquera un plan national de sortie progressive du piratage.

 

Pour ce qui est du cinéma stricto sensu et des mesures à prendre immédiatement, trois d’entre elles semblent importante, facile à concevoir et à mettre en place et risquent d’avoir des répercussions positives et rapidement sur l’industrie cinématographique :

 - Interdiction immédiate et effective d’ouverture de nouvelles boutiques de gravure et de vente.

- Interdiction immédiate et effective de vente des D.V.D. et tout autre produit piraté dans les grandes surfaces.

- Interdiction immédiate et effective pour ces boutiques illégales de télécharger, graver et vendre un film dans l’année qui suit sa sortie commerciale en salle quel qu’en soit le pays d’origine.

 

Cette instance pourrait être financée par les différents ministères dont elle dépendra mais aussi par les revenues d’une taxation à mettre en place concernant les supports d’enregistrement (magnétoscopes...), de téléchargement (abonnements Internet...), de duplication (graveurs...), de visionnage (téléviseurs, ordinateurs, lecteurs D.V.D, Home cinema...), d’écoute (Hi-Fi, appareils audio, téléphonie mobile...), etc.

 

6 – Encourager la création de sociétés d’édition vidéo et d’exportation et assurer leur pérennité

 

Dans la perspective d’une sortie du piratage, d’un assainissement du paysage cinématographique et d’un développement du secteur notamment par un nombre importants de films produits à l’année, il sera nécessaire de créer deux chaines complètement manquantes actuellement : l’édition vidéo et l’exportation. Deux autres étapes et volets de la rencontre d’un film avec le public, étapes situées entre l’exploitation commerciale en salle et la diffusion à la télévision. Mais ceci ne peut être envisagé qu’à long terme car plusieurs étapes antérieures doivent être réussies.

 

 

7 – Accompagner les distributeurs, les exploitants, les éditeurs vidéo et les exportateurs

 

Comme pour la production, un système d’accompagnement efficace et transparent doit être mit en place pour pérenniser la distribution et l’exploitation puis dans un deuxième temps l’édition vidéo et l’exportation (quand les conditions seront favorables à l’émergence de ces deux maillons manquants de la chaîne). L’état aide déjà les salles de cinéma mais dorénavant cet accompagnement du futur Centre Tunisien de la Cinématographie devra cesser d’être automatique et par conséquent infructueux et ne devra s’attribuer que dans le cadre de commissions, à partir de dossiers et sur la base de la qualité et de la viabilité des projets proposés.

 

La Commission d’accompagnement de l’ « art et essai » sera la commission au sein du futur Centre Tunisien de la Cinématographie chargée d’établir la recommandation d’un film et la classification d’une salle « art et essai ». Un autre volet de ses prérogatives est l’accompagnement à la distribution de films « art et essai » et l’accompagnement des salles « art et essai ».

 

La Commission d’accompagnement à la distribution et à l’exploitation sera la commission au sein du futur Centre Tunisien de la Cinématographie chargée de statuer sur les différentes demandes des sociétés de distribution en ce qui concerne l’accompagnement de la sortie d’un film et l’accompagnement de la société de distribution, ainsi que les différentes demandes des sociétés d’exploitation en ce qui concerne l’accompagnement de la programmation ou l’accompagnement de la salle.

 

Quand l’état de la production le nécessitera et quand un grand pas dans la sortie du piratage sera accompli, des sociétés d’exportation et d’édition vidéo seront créées. Le Centre Tunisien de la Cinématographie aura vocation à ce moment-là à les accompagner aussi dans leur travail participant à l’activité cinématographique.

 

 

 

8 – Créer avec les partenaires maghrébins un réseau de salles pour la diffusion et la promotion des cinémas du Maghreb

 

Il serait utile au futur Centre Tunisien de la Cinématographie de collaborer avec le Centre Cinématographique Marocain et le Centre National du Cinéma et de l’Audiovisuel algérien.

Dans le cadre de ce partenariat stratégique, l’élaboration d’une politique maghrébine dans le secteur de la distribution et la promotion internationales des œuvres du Maghreb est primordiale pour les cinématographies des 3 pays à court et moyen terme

En ce sens, la création dans certaines grandes villes mondiales de salles de cinéma spécialisées dans les cinémas du Maghreb peut être mise en place afin de disposer d’un circuit de distribution international, limité mais essentiel pour créer une curiosité autour de ces cinématographies émergentes et pour une plus grande visibilité ultérieure de ces œuvres.

 

 


C – CONCLUSION


 

 

La clef pour la réussite de l’industrie cinématographique tient tout entière dans la diffusion du film au public : plus il y a de personnes qui regardent un film, mieux l’industrie du cinéma se porte. L’investissement peut être faramineux, le retour sur investissement est toujours potentiellement beaucoup plus élevé si les conditions favorables sont réunies (voir les Etats-Unis, l’Inde, la France, l’Egypte, etc.).

Ces conditions favorables sont quantifiables et réalisables à moyen terme en Tunisie :

-         Le retour à une culture du cinéma massive et l’instauration d’un projet global d’éducation à l’image.

-         Une production filmique de qualité et de quantité.

-         Un parc de salles de cinéma de qualité et de quantité aussi.

-         Une sortie à moyen terme du piratage.

Si une réforme est enclenchée immédiatement notamment par la création rapide d’un Centre Tunisien de la Cinématographie à même de mener à bien tous ces projets, nous pouvons espérer une sortie de crise dans les cinq ans.

A partir de là, la distribution, l’exploitation, l’exportation, l’édition vidéo et la diffusion télévisuelle seront les garanties potentielles du développement du secteur, d’où leur importance capitale. En ce sens par exemple et en ce qui concerne le Centre Tunisien de la Cinématographie, le cercle vertueux de « l’avance sur recettes » pourra être mis en place. De facto, une sortie de crise garantie en elle-même des paramètres objectifs favorables à un développement encore plus important par différents mécanismes et aussi par l’effet mécanique de « boule de neige ». D’autre part, la création de multiplexes pourra être envisagée à ce moment-là.

 





[1] Pour les « grandes salles » et les « salles de quartier » uniquement puisque les « salles art et essai » obéissent à des critères spécifiques.

 

Par ciac
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